La négociation sur l ’ARTT a dynamisé le dialogue social
L’ARTT a été un levier pour l’emploi dans la mesure où il s'est inscrit dans un projet global d’entreprise prenant en compte les dimensions économiques, organisationnelles et sociales de l'organisation.
Les Fédérations se sont inscrites à la fois dans :
- une dynamique de développement
- une recherche de flexibilité organisationnelle
- une recherche de dynamique d’emplois
- LA NÉGOCIATION SUR L'AMÉNAGEMENT ET LA RÉDUCTION DU TEMPS DE TRAVAIL (ARTT) A DYNAMISÉ LE DIALOGUE SOCIAL
Depuis 1997, l'ARTT a alimenté un dialogue social riche au sein des Fédérations du Crédit Mutuel. Il a permis aux partenaires sociaux de négocier les termes équilibrés d'une flexibilité de l'organisation du travail avec le souci de préserver la pérennité économique de l'entreprise et celle de l'emploi.
Quelques étapes-clés en matière législative et en matière d'accords au Crédit Mutuel sur l'aménagement et la réduction du temps de travail (ARTT) :
- Un accord-cadre national sur le temps de travail a été signé en 1997 pour inciter les Fédérations ` ouvrir des négociations sur l'ARTT (notamment le travail ` temps partiel, les heures supplémentaires…).
- L'accord-cadre évoque également la loi dite «Robien» comme une opportunité pour les Fédérations de réduire la durée collective du travail et de créer de l'emploi. En résumé, la loi Robien votée en 1996 permettait aux entreprises volontaires de réduire le temps de travail de manière significative (au moins 10%), de créer de l'emploi ` un niveau équivalent et d'obtenir, en contrepartie, des réductions de charges sociales importantes. Cinq Fédérations du Crédit Mutuel (soit près d'un tiers de l'effectif du groupe) ont signé des accords Robien avec création de 10% d'emploi.
- En 1998, la loi dite «Aubry», loi relative ` la réduction négociée du temps de travail, a fixé comme objectif le passage ` 35 h au 1er février 2000 pour les entreprises de plus de 20 salariés. A ce jour, toutes les Fédérations du Crédit Mutuel sont couvertes par des accords Aubry dans lesquels elles prévoient de créer plus de 6% d'emploi.
Précisément, 12 Fédérations sont couvertes par des accords Aubry aidés depuis 1997, une Fédération et la Confédération ont signé un accord Aubry sans demande d'aides financières.
L'ARTT a été un levier pour l'emploi dans la mesure où il s'est inscrit dans un projet global d'entreprise prenant en compte les dimensions économiques, organisationnelles et sociales de l'organisation. Ainsi, les Fédérations du Crédit Mutuel se sont inscrites ` la fois dans :
- une dynamique de développement : développement des parts de marché, renforcement d'une position sur son marché, conquête de nouveaux marchés ;
- une recherche de flexibilité organisationnelle pour gagner en productivité, mieux répondre en termes d'horaires d'ouverture des guichets aux attentes des clients et aux pratiques de la concurrence. La mise en place de l'ARTT s'étant faite de manière participative, les équipes de travail ont trouvé les solutions organisationnelles les plus pragmatiques et les plus adaptées ` leur contexte ;
- une recherche de dynamique d'emplois en termes quantitatifs et qualitatifs : augmentation des effectifs pour répondre aux projets de développement, rajeunissement de la pyramide des âges pour préparer la relève managériale notamment, augmentation des niveaux de formation initiale ` l'embauche pour accélérer le développement des métiers d'expertise.